La baie d’Hudson, baromètre du réchauffement «Quand j’ai commencé à travailler dans le Grand Nord québécois, dans les années 70, la baie d’Hudson gelait complètement l’hiver. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas», raconte le Dr Serge Payette, l’un des vétérans de la recherche scientifique dans les études nordiques au pays. Son souvenir cache un élément important: le rôle de la baie d’Hudson dans le réchauffement climatique tant au Manitoba qu’au Québec. En effet, lorsqu’une aussi grande masse d’eau est perturbée, l’impact sur le climat et la biodiversité ne peut que se faire sentir loin au-delà, explique celui qui vient d’être récompensé, le 24 août, lors de l’ouverture du nouveau Centre de recherches nordiques de Churchill (CNSC) dans le Nord du Manitoba, par une bourse de 50 000$ pour ses 40 ans de travail scientifique. De fait, la rive ouest manitobaine de la baie est caractérisée par un climat continental, généralement sec, alors que la berge est, au Québec, est caractérisée par un climat subarctique beaucoup plus humide en raison des vents dominants. Par exemple, Churchill reçoit en moyenne 264mm de pluie par année et 190cm de neige, alors que la station de recherche du Centre d’études nordiques (CEN) du Dr Payette en sol québécois, à Whapmagoostui-Kuujjuarapik, en reçoit respectivement 413mm (149mm de plus) et 241cm (51cm de plus), selon les tableaux de Météomedia. Des tourbières noyées au Manitoba «La hausse des températures dans la région de Churchill causera une dégradation majeure du pergélisol», explique Serge Payette, titulaire de la Chaire de recherche nordique en écologie des perturbations à l’Université Laval. Or, les plaines manitobaines à cette latitude sont couvertes de tourbières. «Dans ces tourbières, il y a bien sûr de l’eau, ou plutôt de la glace, et s’il fait chaud, ça va fondre et faire de méchantes flaques d’eau! Beaucoup de tourbières seront détruites, les arbres mourront, il y aura des émanations accrues de méthane.» Au Québec, à la même latitude, «il n’y a pas de basses terres, de tourbières; ce sont des falaises et des plages. Les basses terres commencent plus au sud, dans le coin de la Baie James» Il croit pourtant que les effets à long terme seront plus marqués au Québec qu’à Churchill. 2°C en 17 ans au Québec «Nos hivers étant plus doux, le réchauffement se manifestera surtout par une hausse des températures moyennes hivernales, même si les étés aussi se réchaufferont. Depuis 1994, grâce à nos 75 stations météorologiques dans la région, on a déjà observé une augmentation de 2°C des températures moyennes annuelles. C’est énorme en 17 ans! C’est la différence entre Montréal et de Québec!» Payette rappelle qu’il peut y avoir une différence d’un mois d’enneigement entre Montréal et Québec: il y aurait donc maintenant un mois de plus de réchauffement par rapport à 1994 dans le nord du Québec. La perturbation du climat ainsi avérée, les recherches à venir tant au CEN qu’au nouveau CNSC de Churchill voudront en étudier les effets sur le réseau trophique, soit les déplacements des espèces végétales et animales, et en particulier la «désynchronisation» qui risque de se présenter «entre les herbivores et les plantes ou entre les prédateurs et leurs proies». -> Cet article a d’abord été diffusé par l’Agence Science-Presse le 24 août 2011, puis sur le www.gaiapresse.ca

La baie d’Hudson, baromètre du réchauffement

«Quand j’ai commencé à travailler dans le Grand Nord québécois, dans les années 70, la baie d’Hudson gelait complètement l’hiver. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas», raconte le Dr Serge Payette, l’un des vétérans de la recherche scientifique dans les études nordiques au pays.

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Son souvenir cache un élément important: le rôle de la baie d’Hudson dans le réchauffement climatique tant au Manitoba qu’au Québec. En effet, lorsqu’une aussi grande masse d’eau est perturbée, l’impact sur le climat et la biodiversité ne peut que se faire sentir loin au-delà, explique celui qui vient d’être récompensé, le 24 août, lors de l’ouverture du nouveau Centre de recherches nordiques de Churchill (CNSC) dans le Nord du Manitoba, par une bourse de 50 000$ pour ses 40 ans de travail scientifique.

De fait, la rive ouest manitobaine de la baie est caractérisée par un climat continental, généralement sec, alors que la berge est, au Québec, est caractérisée par un climat subarctique beaucoup plus humide en raison des vents dominants. Par exemple, Churchill reçoit en moyenne 264mm de pluie par année et 190cm de neige, alors que la station de recherche du Centre d’études nordiques (CEN) du Dr Payette en sol québécois, à Whapmagoostui-Kuujjuarapik, en reçoit respectivement 413mm (149mm de plus) et 241cm (51cm de plus), selon les tableaux de Météomedia.

Des tourbières noyées au Manitoba

«La hausse des températures dans la région de Churchill causera une dégradation majeure du pergélisol», explique Serge Payette, titulaire de la Chaire de recherche nordique en écologie des perturbations à l’Université Laval. Or, les plaines manitobaines à cette latitude sont couvertes de tourbières. «Dans ces tourbières, il y a bien sûr de l’eau, ou plutôt de la glace, et s’il fait chaud, ça va fondre et faire de méchantes flaques d’eau! Beaucoup de tourbières seront détruites, les arbres mourront, il y aura des émanations accrues de méthane.»

Au Québec, à la même latitude, «il n’y a pas de basses terres, de tourbières; ce sont des falaises et des plages. Les basses terres commencent plus au sud, dans le coin de la Baie James» Il croit pourtant que les effets à long terme seront plus marqués au Québec qu’à Churchill.

2°C en 17 ans au Québec

«Nos hivers étant plus doux, le réchauffement se manifestera surtout par une hausse des températures moyennes hivernales, même si les étés aussi se réchaufferont. Depuis 1994, grâce à nos 75 stations météorologiques dans la région, on a déjà observé une augmentation de 2°C des températures moyennes annuelles. C’est énorme en 17 ans! C’est la différence entre Montréal et de Québec!» Payette rappelle qu’il peut y avoir une différence d’un mois d’enneigement entre Montréal et Québec: il y aurait donc maintenant un mois de plus de réchauffement par rapport à 1994 dans le nord du Québec.

La perturbation du climat ainsi avérée, les recherches à venir tant au CEN qu’au nouveau CNSC de Churchill voudront en étudier les effets sur le réseau trophique, soit les déplacements des espèces végétales et animales, et en particulier la «désynchronisation» qui risque de se présenter «entre les herbivores et les plantes ou entre les prédateurs et leurs proies».

-> Cet article a d’abord été diffusé par l’Agence Science-Presse le 24 août 2011, puis sur le www.gaiapresse.ca

Photo-reportage . Churchill-Winnipeg : Planer au dessus de 1007 km et traverser 4 écozones
Par Chantal Gailloux Du 49e parallèle nord au 58e, de Churchill à Winnipeg, le petit avion  d’une trentaine de places a plané au-dessus de quatre écozones : les  prairies, les plaines boréales, le Bouclier boréal de l’Ouest et les  plaines hudsoniennes. Plan d’oiseau du paysage agricole du sud jusqu’à  la toundra du nord.
-> Ce photo-reportage a été diffusé sur le site de GaïaPresse.ca le 28 septembre 2011.
Trou Story : un documentaire qui sert d’éveilleur de conscience Pionnières des régions éloignées, les mines ont sculpté l’histoire du Québec et de l’Ontario : Sudbury est au nickel, ce que l’or est à Timmins , puis l’argent à la ville de Cobalt, et enfin le cuivre à Rouyn-Noranda. Différentes villes, différents métaux : même gamique. Trou Story, le dernier documentaire de Richard Desjardins et Robert Monderie, retrace l’histoire de l’industrie minière au Québec et en Ontario. Il prend l’affiche le 4 novembre prochain. D’abord une histoire de colonisation Trou Story raconte l’histoire de la colonisation des régions éloignées par l’immigration de l’Europe de l’Est venue travailler dansles mines. Il s’attarde aux difficiles et fatigantes conditions de travail des mineurs ainsi qu’à leur lutte syndicale, aux accidents injustifiés, aux maladies pulmonaires des travailleurs comme de la population environnant chacune des mines… Une époque misérable que l’industrie minière et les gouvernements considèrent révolue. Puis, on en vient à aujourd’hui en abordant les sites contaminés abandonnés (dont certains sont en cours de restauration aux coûts du ministère des Ressources natu- relles et de la Faune avec l’aide de certaines minières) et, finalement, il s’attarde à  la « machinisation » et l’informatisation des techniques d’extraction pour une diminution de la main-d’œuvre. Il y aurait dix fois moins d’emplois qu’il y a 50 ans, apprend-on dans le documentaire, et les salaires seraient la seule ristourne directe à la région. « Vous ne connaissez rien des mines? Normal, les mines ne parlent pas beaucoup », entend-on résonner aux premières secondes de la narration costaude de Richard Desjardins. « Même si je suis né dans la ville de Noranda, les mines demeurent encore mystérieuses… », poursuit-ils un peu plus loin. Et pourtant, les deux complices, Desjardins et Monderie, avaient déjà abordé le sujet : avec le film Comme des chiens en pacage (1977, co-réalisation), dans lequel est retracé le début de la colonisation de la région à l’occasion des 50 ans de Rouyn, et avec Noranda (1980; Monderie co-réalise avec Daniel Corvec; Desjardins  y est recherchiste) en dénonçant les problèmes de santé causés par la pollution de la compagnie minière Noranda. Nationaliser les mines Dans le même style pamphlétaire que le documentaire « L’Erreur boréale » sorti en 1999, la revendication des deux réalisateurs est sans équivoque : les mines devraient être nationalisées. Cette proposition aurait d’ailleurs déjà été avancée lors de la Première Guerre mondiale.a Le gouvernement ne changera pas les règles du jeu; le gouvernement n’embêtera pas les minières; il y a donc très peu de risque financier, explique en anglais un exposant lors d’un salon commercial minier. Ceci expliquerait donc pourquoi 60% des entreprises minières du monde sont inscrites à la Bourse de Toronto et pourquoi l’Institut Fraser a qualifié le Québec d’être « l’une des régions les plus attrayantes du monde » (Le Devoir, mars 2011). André Pelletier, ancien maire de Val d’Or, explique notamment qu’il faut apprendre à demander collectivement ce qui revient aux collectivités; il faut arrêter d’avoir peur de faire fuir les minières, dit-il, puisque c’est ici que se trouve le minerai. Un début de controverse? Présenté en grande première lors du Festival international du cinéma d’Abitibi-Témiscamingue (FCIAT), les réactions sont nombreuses et contradictoires : des applaudissements ont accueilli favorablement le documentaire lors du générique. Pourtant,  à la sortie, politiciens et travailleurs miniers accusaient plutôt les réalisateurs d’avoir pris des raccourcis. Après la projection, Richard Desjardins s’est expliqué en point de presse : « On reste dans une mentalité de colonisation. Si on exploite le gaz de schiste de la même manière, le réveil sera brutal dans la vallée du Saint-Laurent », dit-il en évoquant aussi la nationalisation des mines, la nécessité d’accroître les redevances sur les mines en plus de faire reluire l’intérêt que pourrait représenter l’industrie de la transformation [1]. Le ministre délégué aux mines, Serge Simard, présent a rejeté toute forme de nationalisation : « Ça ne se fera pas. Nous sommes dans un pays libre et nous n’allons pas étatiser nos ressources naturelles », déclare-t-il sans parler d’Hydro-Québec [1]. Il a répondu à l’affirmation de Desjardins en disant que la législation sur les redevances a désormais changé, et à la hausse : 1,8 milliards de revenus supplémentaires devraient être récoltés dans les prochaines années (le nombre n’est pas précisé), explique-t-il. Le bon côté … « Le bon côté du film est de nous rappeler l’histoire des mines afin de ne pas répéter les erreurs du passé. Mais cela demeure une œuvre inachevée, car nous sommes en train de corriger les carences qu’ils dénoncent dans la réalité d’aujourd’hui », poursuit-il [1]. Les nuances … Le député de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Daniel Bernard, était quant à lui plus nuancé : « Il y a des choses inexactes dans le film, mais c’est aux minières d’y répondre. Moi, je suis très à l’aise avec le propos de M. Desjardins, il dresse un portrait historique. C’est carrément un hommage aux travailleurs miniers. Il faut rappeler que le film a été tourné en 2010, c’était avant le projet de loi 14 sur les mines. Nous  sommes exactement sur la voie pour répondre aux préoccupations soulevées par Desjardins et Monderie. Le problème, c’est que le PQ est en train de bloquer la loi 14. » [2] Par voie de communiqué, l’Association minière du Québec (AMQ) a tenu à justifier sa contribution économique et financière à la province : « entre 2010 et 2014, l’industrie minière versera quatre milliards de dollars en retombées fiscales au gouvernement. Ce sont 52 000 emplois qui sont créés par l’industrie qui verse près de deux milliards de dollars en salaires annuellement. En 2010, 2,6 milliards de dollars ont été injectés dans l’économie pour des achats de toutes sortes », peut-on y lire. [5] « Le Québec a tout à gagner à demeurer un leader mondial du secteur minier, puisque toutes les régions profitent des retombées économiques, poursuit quelques lignes plus loin Dominique Dionne, présidente du conseil d’administration de l’AMQ. C’est vrai évidemment pour les régions productrices, mais également dans les grands centres où plusieurs fournisseurs sont établis. » La présidente du c.a. de l’AMQ avait d’ailleurs assisté à la première du documentaire au FCIAT où elle a affirmé que « notre industrie est à mille lieues de ce qui présenté dans le film. Nous sommes un secteur d’avant-garde grâce à des technologies de plus en plus innovantes. Nous agissons aussi comme de réels partenaires des milieux où nous menons nos activités, et ce, dans le plus grand respect des normes environnementales », a poursuivi Dominique Dionne. Par ailleurs, un article de La Presse Affaires soulignait, quelques jours avant la première mondiale du documentaire, qu’Osisko et Minalliance ont lancé des campagnes publicitaires afin de faire connaître leur industrie. Mais Bryan Coates, vice-président et chef de la direction financière de la Corporation minière Osisko, a affirmé qu’il s’agit d’une pure coïncidence. Faits intéressants dans Trou Story Le nickel de Sudbury a été vendu à l’armée allemande avant la première Guerre mondiale. Ce nickel a servi à fabriquer les balles utilisées pendant la bataille de Vimy. L’argent de Cobalt a notamment servi à la photographie. Le cuivre, quant à lui, est bien sûr couramment utilisé pour sa conductivité électrique. Dans le quartier Notre-Dame voisin de l’ancienne fonderie à Rouyn-Noranda, la santé publique a relevé un taux anormal de plomb dans le sang des enfants. Les normes de contamination n’ayant pas évolué depuis 30 ans, il est impossible pour le Réal Lacombe, directeur de la santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue, de lier la présence de la fonderie au taux de plomb. Il a été foré sept fois plus d’or à Timmins en Ontario qu’à Klondike au Yukon, célèbre pour sa célèbre ruée vers l’or. La valeur de l’or extrait à Timmins est évaluée à 100 milliards de dollars. Le nord-ouest de l’Ontario et l’Abitibi, le long de la faille de Cadillac, ont déjà été surnommé la « 11e province ». Le premier syndicat minier a été fondé en 1946. Les miniers non syndiqués au milieu du 20e siècle travaillaient 10 heures par jour et plus de six jours par semaine. Leur espérance de vie était de 46 ans. L’arsenic résiduel utilisé pour extraire l’or a ruisselé dans les lacs de l’Abitibi, qui se découlent dans la rivière des Outaouais, puis dans le fleuve Saint-Laurent. L’arsenic finit donc par passer devant Montréal. -> Cet article a d’abord été publié sur GaïaPresse (www.gaiapresse.ca) le 3 novembre 2011.

Trou Story : un documentaire qui sert d’éveilleur de conscience

Pionnières des régions éloignées, les mines ont sculpté l’histoire du Québec et de l’Ontario : Sudbury est au nickel, ce que l’or est à Timmins , puis l’argent à la ville de Cobalt, et enfin le cuivre à Rouyn-Noranda. Différentes villes, différents métaux : même gamique. Trou Story, le dernier documentaire de Richard Desjardins et Robert Monderie, retrace l’histoire de l’industrie minière au Québec et en Ontario. Il prend l’affiche le 4 novembre prochain.

D’abord une histoire de colonisation

Trou Story raconte l’histoire de la colonisation des régions éloignées par l’immigration de l’Europe de l’Est venue travailler dansles mines. Il s’attarde aux difficiles et fatigantes conditions de travail des mineurs ainsi qu’à leur lutte syndicale, aux accidents injustifiés, aux maladies pulmonaires des travailleurs comme de la population environnant chacune des mines… Une époque misérable que l’industrie minière et les gouvernements considèrent révolue.

Puis, on en vient à aujourd’hui en abordant les sites contaminés abandonnés (dont certains sont en cours de restauration aux coûts du ministère des Ressources natu- relles et de la Faune avec l’aide de certaines minières) et, finalement, il s’attarde à  la « machinisation » et l’informatisation des techniques d’extraction pour une diminution de la main-d’œuvre.

Il y aurait dix fois moins d’emplois qu’il y a 50 ans, apprend-on dans le documentaire, et les salaires seraient la seule ristourne directe à la région.

« Vous ne connaissez rien des mines? Normal, les mines ne parlent pas beaucoup », entend-on résonner aux premières secondes de la narration costaude de Richard Desjardins. « Même si je suis né dans la ville de Noranda, les mines demeurent encore mystérieuses… », poursuit-ils un peu plus loin. Et pourtant, les deux complices, Desjardins et Monderie, avaient déjà abordé le sujet : avec le film Comme des chiens en pacage (1977, co-réalisation), dans lequel est retracé le début de la colonisation de la région à l’occasion des 50 ans de Rouyn, et avec Noranda (1980; Monderie co-réalise avec Daniel Corvec; Desjardins  y est recherchiste) en dénonçant les problèmes de santé causés par la pollution de la compagnie minière Noranda.

Nationaliser les mines

Dans le même style pamphlétaire que le documentaire « L’Erreur boréale » sorti en 1999, la revendication des deux réalisateurs est sans équivoque : les mines devraient être nationalisées. Cette proposition aurait d’ailleurs déjà été avancée lors de la Première Guerre mondiale.a

Le gouvernement ne changera pas les règles du jeu; le gouvernement n’embêtera pas les minières; il y a donc très peu de risque financier, explique en anglais un exposant lors d’un salon commercial minier. Ceci expliquerait donc pourquoi 60% des entreprises minières du monde sont inscrites à la Bourse de Toronto et pourquoi l’Institut Fraser a qualifié le Québec d’être « l’une des régions les plus attrayantes du monde » (Le Devoir, mars 2011).

André Pelletier, ancien maire de Val d’Or, explique notamment qu’il faut apprendre à demander collectivement ce qui revient aux collectivités; il faut arrêter d’avoir peur de faire fuir les minières, dit-il, puisque c’est ici que se trouve le minerai.

Un début de controverse?image

Présenté en grande première lors du Festival international du cinéma d’Abitibi-Témiscamingue (FCIAT), les réactions sont nombreuses et contradictoires : des applaudissements ont accueilli favorablement le documentaire lors du générique. Pourtant,  à la sortie, politiciens et travailleurs miniers accusaient plutôt les réalisateurs d’avoir pris des raccourcis.

Après la projection, Richard Desjardins s’est expliqué en point de presse : « On reste dans une mentalité de colonisation. Si on exploite le gaz de schiste de la même manière, le réveil sera brutal dans la vallée du Saint-Laurent », dit-il en évoquant aussi la nationalisation des mines, la nécessité d’accroître les redevances sur les mines en plus de faire reluire l’intérêt que pourrait représenter l’industrie de la transformation [1].

Le ministre délégué aux mines, Serge Simard, présent a rejeté toute forme de nationalisation : « Ça ne se fera pas. Nous sommes dans un pays libre et nous n’allons pas étatiser nos ressources naturelles », déclare-t-il sans parler d’Hydro-Québec [1].

Il a répondu à l’affirmation de Desjardins en disant que la législation sur les redevances a désormais changé, et à la hausse : 1,8 milliards de revenus supplémentaires devraient être récoltés dans les prochaines années (le nombre n’est pas précisé), explique-t-il.

Le bon côté …

« Le bon côté du film est de nous rappeler l’histoire des mines afin de ne pas répéter les erreurs du passé. Mais cela demeure une œuvre inachevée, car nous sommes en train de corriger les carences qu’ils dénoncent dans la réalité d’aujourd’hui », poursuit-il [1].

Les nuances …

Le député de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Daniel Bernard, était quant à lui plus nuancé : « Il y a des choses inexactes dans le film, mais c’est aux minières d’y répondre. Moi, je suis très à l’aise avec le propos de M. Desjardins, il dresse un portrait historique. C’est carrément un hommage aux travailleurs miniers. Il faut rappeler que le film a été tourné en 2010, c’était avant le projet de loi 14 sur les mines. Nous  sommes exactement sur la voie pour répondre aux préoccupations soulevées par Desjardins et Monderie. Le problème, c’est que le PQ est en train de bloquer la loi 14. » [2]

Par voie de communiqué, l’Association minière du Québec (AMQ) a tenu à justifier sa contribution économique et financière à la province : « entre 2010 et 2014, l’industrie minière versera quatre milliards de dollars en retombées fiscales au gouvernement. Ce sont 52 000 emplois qui sont créés par l’industrie qui verse près de deux milliards de dollars en salaires annuellement. En 2010, 2,6 milliards de dollars ont été injectés dans l’économie pour des achats de toutes sortes », peut-on y lire. [5]

« Le Québec a tout à gagner à demeurer un leader mondial du secteur minier, puisque toutes les régions profitent des retombées économiques, poursuit quelques lignes plus loin Dominique Dionne, présidente du conseil d’administration de l’AMQ. C’est vrai évidemment pour les régions productrices, mais également dans les grands centres où plusieurs fournisseurs sont établis. »

La présidente du c.a. de l’AMQ avait d’ailleurs assisté à la première du documentaire au FCIAT où elle a affirmé que « notre industrie est à mille lieues de ce qui présenté dans le film. Nous sommes un secteur d’avant-garde grâce à des technologies de plus en plus innovantes. Nous agissons aussi comme de réels partenaires des milieux où nous menons nos activités, et ce, dans le plus grand respect des normes environnementales », a poursuivi Dominique Dionne.

Par ailleurs, un article de La Presse Affaires soulignait, quelques jours avant la première mondiale du documentaire, qu’Osisko et Minalliance ont lancé des campagnes publicitaires afin de faire connaître leur industrie. Mais Bryan Coates, vice-président et chef de la direction financière de la Corporation minière Osisko, a affirmé qu’il s’agit d’une pure coïncidence.

Faits intéressants dans Trou Story

Le nickel de Sudbury a été vendu à l’armée allemande avant la première Guerre mondiale. Ce nickel a servi à fabriquer les balles utilisées pendant la bataille de Vimy.

L’argent de Cobalt a notamment servi à la photographie.

Le cuivre, quant à lui, est bien sûr couramment utilisé pour sa conductivité électrique.

Dans le quartier Notre-Dame voisin de l’ancienne fonderie à Rouyn-Noranda, la santé publique a relevé un taux anormal de plomb dans le sang des enfants. Les normes de contamination n’ayant pas évolué depuis 30 ans, il est impossible pour le Réal Lacombe, directeur de la santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue, de lier la présence de la fonderie au taux de plomb.

Il a été foré sept fois plus d’or à Timmins en Ontario qu’à Klondike au Yukon, célèbre pour sa célèbre ruée vers l’or. La valeur de l’or extrait à Timmins est évaluée à 100 milliards de dollars.

Le nord-ouest de l’Ontario et l’Abitibi, le long de la faille de Cadillac, ont déjà été surnommé la « 11e province ».

Le premier syndicat minier a été fondé en 1946.

Les miniers non syndiqués au milieu du 20e siècle travaillaient 10 heures par jour et plus de six jours par semaine. Leur espérance de vie était de 46 ans.

L’arsenic résiduel utilisé pour extraire l’or a ruisselé dans les lacs de l’Abitibi, qui se découlent dans la rivière des Outaouais, puis dans le fleuve Saint-Laurent. L’arsenic finit donc par passer devant Montréal.

-> Cet article a d’abord été publié sur GaïaPresse (www.gaiapresse.ca) le 3 novembre 2011.

Andd de France : le pouvoir aux collectivités Avec 1126 actions « durables » soumises à titre de contributions et plus d’un millier de participants sans compter les 3 000 internautes des ateliers délocalisés : « la preuve est faite », déclare Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, en clôture des Assises nationales du développement durable (Andd) de France. « Les collectivités démontrent qu’elles sont dans le temps de l’action! », poursuit-il en expliquant que, pour efficacement procéder à la transition vers une société durable, l’État doit être décentralisé et offrir un plus grand rôle aux régions. À l’aube du 2e Sommet de la Terre de Rio (CNUDD) qui se tiendra en juin 2012, les consultations civiles qu’a tenues la France à Toulouse en octobre 2011 permettront de composer la déclaration qui sera faite dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur le développement durable (CNUDD). À la différence du Canada qui tient des consultations civiles dans 11 villes à travers le pays, la France a plutôt décidé de procéder à une seule consultation centrale se déroulant sur deux jours. Abordant 14 thématiques, l’Andd pouvait être suivie en streaming sur le web, pour favoriser la participation populaire et limiter les déplacement à travers le pays. La ville de Toulouse accueillait cette année pour une troisième fois les Andd.   Le dynamisme des acteurs locaux De l’inquiétude à l’espoir, ces Assises nationales confirment que la transition s’opèrera d’abord grâce au dynamisme des acteurs locaux. Selon une enquête menée par l’Insitut CSA, 50% des Français font d’abord confiance aux collectivités locales pour affronter les enjeux environnementaux, bien loin devant les 19% d’autres Français qui placent l’État en première position. La création d’un « espace permanent de référence des initiatives qui informera et diffusera le plus largement possible les bonnes pratiques [du développement durable] à reproduire » a ainsi été proposée par Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, au nom de l’Association des Régions de France (ARF) dont il est aussi porte-parole. Le passage du discours aux actes  doit être valorisé, explique le directeur de la région Midi-Pyrénées : « Si les collectivités, les associations, [les acteurs du développement durable], ont démontré leur expérience et leur implication, dit Malvy, le problème qui demeure, c’est la reconnaissance officielle du poids de leurs actions ». Rappelant qu’il y a 20 ans à Rio, les solutions étaient attendues d’en haut, Martin Malvy a souligné l’importance du local et de l’individuel dans la mise en œuvre d’initiatives fortes : « Aujourd’hui, rien ne se fera sans que cela parte d’en bas. Le budget des Régions réservé à la durabilité et à la mobilité en témoigne. Elles y consacrent 5,5 milliards d’euros par an alors que le budget du ministère s’élève à 9,8 milliards d’euros. » 27 régions françaises et autant de spécificités régionales : coup d’œil sur la Guyane françaiseAvec ses 27 régions et ses 62 millions d’habitants, la France fait face à un défi de représentativité en organisant une telle consultation civile centralisée. Pour tenter d’y remédier, le département outre-mer de la Guyane française était représenté par Christiane Taubira, conseillère régionale et députée, invitée à siéger à la première table ronde du 13 octobre au matin. La solution de la durabilité est multiple, affirme-t-elle de manière éloquente en soulignant la spécificité de sa  région : la Guyane française jouit de ressources (or, pétrole,…) et de conditions socio-économiques propres au Sud, mais les institutions et le fonctionnement sont bel et bien issus du modèle des sociétés du Nord, explique-t-elle. Le « comment » du développement qui se doit d’être durable est donc au centre de la réflexion du département outre-mer. Choisir un bon développement« Comment se développer? Il faut contrer le chômage en valorisant la Nature, que ce soit par la recherche, la préservation, mais pas par l’exploitation, précise-t-elle. Bien que les conditions de vie soient si difficiles, il n’y a plus d’exploitation aurifère parce nous avons décidé de nous y opposer et de lutter. Bien que le chômage des moins de 30 ans frôle les 50%, je décide, pour ma part, de laisser le sous-sol riche de Guyane là où il se trouve. » Chrisitane Taubira fait ici référence à la société minière canadienne IAMGold qui s’est vue refuser à deux reprises – à la suite d’actions judiciaires – l’octroi de permis d’exploitation sur le Camp Caïman situé à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Cayenne. «  L’objectif de la compagnie demeure d’amener le projet Camp Caïman au stade de production », peut-on toujours lire sur le site de la minière canadienne. Les actions juridiques devraient donc se poursuivre. Exemples du dynamisme local et de ses limite : le cas de la transition énergétique Des 14 thématiques déclinées en ateliers de discussion, la transition énergétique est peut-être l’une des thématiques les plus globales et qui fait le moins consensus. « La transition énergétique n’est pas un problème technique, mais un problème politique », affirme Catherine Le Tyrant, mairesse de Montdidier, qui est la première ville de France à être propriétaire d’un parc éolien. « N’importe quelle commune peut amorcer la transition énergétique et ce, même demain! Il suffit d’en avoir envie », dit la mairesse. Situé en Picardie, à 106 km au nord de Paris, le parc éolien public de la ville de Montdidier compte pour l’instant quatre éoliennes de 8 MW, produisant annuellement la moitié de la consommation électrique de la ville. La Régie Municipale de Montdidier, étant propriétaire de ses propres installations, remet ainsi directement les retombées économiques de l’installation à sa population. Dans quatre ans, en 2015, la transition énergétique de la ville devrait être terminée; Montdidier devrait être complètement autonome et devrait même être en mesure d’ici 2020 de réinjecter 2800 MW dans le réseau d’EDF, le distributeur d’électricité français. Chercher le consensus social Au-delà de cet exemple réussi de transition à l’échelle de la ville, les moyens à préconiser, les énergies à valoriser ne font pas l’unanimité. Certains, comme Gérard Poujade, maire de la ville de Séquestre et président de l’Association régionale pour l’environnement (ARPE) de Midi-Pyrénée de formation ingénieur spécialisé en biomasse et en nucléaire, croient à l’omnipotence de la norme. D’autres, comme la mairesse de Montdidier Catherine Le Tyrant, croient à la volonté politique et à la concertation. NégaWatts et ses scénarios sur la transition énergétique Cette association de 24 experts et praticiens de l’énergie s’exprimant sur la maîtrise de la demande d’énergie et sur le développement des énergies renouvelables publie tous les trois ans un scénario de la transition énergétique. Le dernier rapport a été rendu public le 29 septembre dernier. L’énergie la plus subventionnée dans le monde demeure le pétrole, avec un investissement de 500 milliards de dollars, a indiqué Thierry Salomon, directeur de Négawatt, lors de l’atelier. Tous s’entendent toutefois sur les énergies à bannir : le pétrole et le nucléaire.  Au fil des interventions aux Andd, il a d’ailleurs pu être constaté que la sortie du nucléaire n’est plus une question, mais bien une nécessité envisagée par tous les intervenants; la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon aura tout au moins eu le bénéfice de désacraliser le sujet de la sortie du nucléaire en France -> Cet article a été publié sur GaïaPresse (www.gaiapresse.ca) le 4 novembre 2011.

Andd de France : le pouvoir aux collectivités

Avec 1126 actions « durables » soumises à titre de contributions et plus d’un millier de participants sans compter les 3 000 internautes des ateliers délocalisés : « la preuve est faite », déclare Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, en clôture des Assises nationales du développement durable (Andd) de France. « Les collectivités démontrent qu’elles sont dans le temps de l’action! », poursuit-il en expliquant que, pour efficacement procéder à la transition vers une société durable, l’État doit être décentralisé et offrir un plus grand rôle aux régions.

À l’aube du 2e Sommet de la Terre de Rio (CNUDD) qui se tiendra en juin 2012, les consultations civiles qu’a tenues la France à Toulouse en octobre 2011 permettront de composer la déclaration qui sera faite dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur le développement durable (CNUDD). À la différence du Canada qui tient des consultations civiles dans 11 villes à travers le pays, la France a plutôt décidé de procéder à une seule consultation centrale se déroulant sur deux jours. Abordant 14 thématiques, l’Andd pouvait être suivie en streaming sur le web, pour favoriser la participation populaire et limiter les déplacement à travers le pays. La ville de Toulouse accueillait cette année pour une troisième fois les Andd.

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Le dynamisme des acteurs locaux

De l’inquiétude à l’espoir, ces Assises nationales confirment que la transition s’opèrera d’abord grâce au dynamisme des acteurs locaux. Selon une enquête menée par l’Insitut CSA, 50% des Français font d’abord confiance aux collectivités locales pour affronter les enjeux environnementaux, bien loin devant les 19% d’autres Français qui placent l’État en première position.

La création d’un « espace permanent de référence des initiatives qui informera et diffusera le plus largement possible les bonnes pratiques [du développement durable] à reproduire » a ainsi été proposée par Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, au nom de l’Association des Régions de France (ARF) dont il est aussi porte-parole. Le passage du discours aux actes  doit être valorisé, explique le directeur de la région Midi-Pyrénées : « Si les collectivités, les associations, [les acteurs du développement durable], ont démontré leur expérience et leur implication, dit Malvy, le problème qui demeure, c’est la reconnaissance officielle du poids de leurs actions ».

Rappelant qu’il y a 20 ans à Rio, les solutions étaient attendues d’en haut, Martin Malvy a souligné l’importance du local et de l’individuel dans la mise en œuvre d’initiatives fortes : « Aujourd’hui, rien ne se fera sans que cela parte d’en bas. Le budget des Régions réservé à la durabilité et à la mobilité en témoigne. Elles y consacrent 5,5 milliards d’euros par an alors que le budget du ministère s’élève à 9,8 milliards d’euros. »

27 régions françaises et autant de spécificités régionales : coup d’œil sur la Guyane française
Avec ses 27 régions et ses 62 millions d’habitants, la France fait face à un défi de représentativité en organisant une telle consultation civile centralisée. Pour tenter d’y remédier, le département outre-mer de la Guyane française était représenté par Christiane Taubira, conseillère régionale et députée, invitée à siéger à la première table ronde du 13 octobre au matin. La solution de la durabilité est multiple, affirme-t-elle de manière éloquente en soulignant la spécificité de sa  région : la Guyane française jouit de ressources (or, pétrole,…) et de conditions socio-économiques propres au Sud, mais les institutions et le fonctionnement sont bel et bien issus du modèle des sociétés du Nord, explique-t-elle. Le « comment » du développement qui se doit d’être durable est donc au centre de la réflexion du département outre-mer.

Choisir un bon développement
« Comment se développer? Il faut contrer le chômage en valorisant la Nature, que ce soit par la recherche, la préservation, mais pas par l’exploitation, précise-t-elle. Bien que les conditions de vie soient si difficiles, il n’y a plus d’exploitation aurifère parce nous avons décidé de nous y opposer et de lutter. Bien que le chômage des moins de 30 ans frôle les 50%, je décide, pour ma part, de laisser le sous-sol riche de Guyane là où il se trouve. »

Chrisitane Taubira fait ici référence à la société minière canadienne IAMGold qui s’est vue refuser à deux reprises – à la suite d’actions judiciaires – l’octroi de permis d’exploitation sur le Camp Caïman situé à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Cayenne. «  L’objectif de la compagnie demeure d’amener le projet Camp Caïman au stade de production », peut-on toujours lire sur le site de la minière canadienne. Les actions juridiques devraient donc se poursuivre.


Exemples du dynamisme local et de ses limite : le cas de la transition énergétique

Des 14 thématiques déclinées en ateliers de discussion, la transition énergétique est peut-être l’une des thématiques les plus globales et qui fait le moins consensus. « La transition énergétique n’est pas un problème technique, mais un problème politique », affirme Catherine Le Tyrant, mairesse de Montdidier, qui est la première ville de France à être propriétaire d’un parc éolien. « N’importe quelle commune peut amorcer la transition énergétique et ce, même demain! Il suffit d’en avoir envie », dit la mairesse.

Situé en Picardie, à 106 km au nord de Paris, le parc éolien public de la ville de Montdidier compte pour l’instant quatre éoliennes de 8 MW, produisant annuellement la moitié de la consommation électrique de la ville. La Régie Municipale de Montdidier, étant propriétaire de ses propres installations, remet ainsi directement les retombées économiques de l’installation à sa population. Dans quatre ans, en 2015, la transition énergétique de la ville devrait être terminée; Montdidier devrait être complètement autonome et devrait même être en mesure d’ici 2020 de réinjecter 2800 MW dans le réseau d’EDF, le distributeur d’électricité français.

Chercher le consensus social

Au-delà de cet exemple réussi de transition à l’échelle de la ville, les moyens à préconiser, les énergies à valoriser ne font pas l’unanimité. Certains, comme Gérard Poujade, maire de la ville de Séquestre et président de l’Association régionale pour l’environnement (ARPE) de Midi-Pyrénée de formation ingénieur spécialisé en biomasse et en nucléaire, croient à l’omnipotence de la norme. D’autres, comme la mairesse de Montdidier Catherine Le Tyrant, croient à la volonté politique et à la concertation.

NégaWatts et ses scénarios sur la transition énergétique

Cette association de 24 experts et praticiens de l’énergie s’exprimant sur la maîtrise de la demande d’énergie et sur le développement des énergies renouvelables publie tous les trois ans un scénario de la transition énergétique. Le dernier rapport a été rendu public le 29 septembre dernier.

L’énergie la plus subventionnée dans le monde demeure le pétrole, avec un investissement de 500 milliards de dollars, a indiqué Thierry Salomon, directeur de Négawatt, lors de l’atelier.

Tous s’entendent toutefois sur les énergies à bannir : le pétrole et le nucléaire.  Au fil des interventions aux Andd, il a d’ailleurs pu être constaté que la sortie du nucléaire n’est plus une question, mais bien une nécessité envisagée par tous les intervenants; la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon aura tout au moins eu le bénéfice de désacraliser le sujet de la sortie du nucléaire en France

-> Cet article a été publié sur GaïaPresse (www.gaiapresse.ca) le 4 novembre 2011.

Les Jeunes reporters des consultatrions civiles de Rio+20 ont été sélectionnés - GaïaPesse sera de la partie à Québec! Je vous écris à propos des Jeunes reporters – un projet du Réseau canadien de l’environnement (RCEN) et du Groupe consultatif jeunesse de la Commission canadienne pour l’UNESCO, et supporté par la Coalition jeunesse Sierra. Les décisions ont été prises. Je vous remercie à tous ceux qui ont postulé – les candidatures étaient fortes et les décisions, difficiles. Le projet Jeunes reporteurs vise à envoyer deux représentants de la jeunesse (une de l’UNESCO et un de RCEN) à chacune des consultations de la société civile qui aura lieu au du Canada. Ces consultations sont en préparation pour la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, aussi connu comme le Sommet de la Terre de Rio +20. Le RCEN soutient l’organisation de ces consultations nationales en partenariat avec le Forum des parties pour un avenir durable. Pour plus d’information sur les consultations: http://rcen.ca/fr/consultations-nationales-de-la-societe-civile-pour-rio20 Les jeunes reporters participeront à la consultation et vont vidéo-interviewer des participants-clés. Le résultat final sera une vidéo bilingue reflétant la diversité des points de vue canadiens. Pour plus d’informations: http://rcen.ca/fr/participation-publique/consultations-rio20-nous-recherchons-11-jeunes-reporteurs Un comité de sélection des pairs a été créé et se sont basés sur les critères de sélection suivants pour faire leur choix : Démontrer un intérêt sérieux pour les thèmes de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable 2012; Avoir de l’expérience avec des compétences reconnues et de travail professionnel, constructif et coopératif dans un environnement multilatéral; Être âgé entre 15 et 30 ans; Être membre du RCEN ou du Groupe consultatif jeunesse de la Commission canadienne pour l’UNESCO; Vivre dans la province où l’atelier se tient; Démontrer l’implication dans le processus. Également considéré était l’égalité des sexes et une représentation adéquate des participants anglophones et francophones. Le comité a choisi les délégués suivants :Halifax Olivia Rempel, Ecology Action Centre Rebecca Sutton, Young Naturalists ClubFredericton Jolaine Arseneau, Youth Environmental Action Network/ Réseau Environnementale Action JeunesseQuébec Pierrick Dupont, Groupe consultative jeunesse de la Commission canadienne pour l’UNESCO Chantal Gailloux, GaïaPresseMontréal Jessica Magonet, Coalition jeunesse Sierra Mirco Plante, Groupe consultative jeunesse de la Commission canadienne pour l’UNESCOOttawa Alex Paterson, Coalition jeunesse Sierra Chris Royle, Groupe consultative jeunesse de la Commission canadienne pour l’UNESCOWinnipeg Ryan Simmons, Manitoba Eco-NetworkSaskatoon Heather Landine, Saskatchewan Environmental Society   Félicitations! Merci encore à tous qui ont postulé! J’espère que vous resterez impliqué avec le Sommet de la Terre Rio+20. Je vous dirige à l’initiative de Oui Canada- si vous souhaitez participer, c’est une bonne opportunité : www.earthsummit.ca (malheureusement, le site-web est en anglais seulement).

Les Jeunes reporters des consultatrions civiles de Rio+20 ont été sélectionnés - GaïaPesse sera de la partie à Québec!

Je vous écris à propos des Jeunes reporters – un projet du Réseau canadien de l’environnement (RCEN) et du Groupe consultatif jeunesse de la Commission canadienne pour l’UNESCO, et supporté par la Coalition jeunesse Sierra. Les décisions ont été prises. Je vous remercie à tous ceux qui ont postulé – les candidatures étaient fortes et les décisions, difficiles.

Le projet Jeunes reporteurs vise à envoyer deux représentants de la jeunesse (une de l’UNESCO et un de RCEN) à chacune des consultations de la société civile qui aura lieu au du Canada. Ces consultations sont en préparation pour la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, aussi connu comme le Sommet de la Terre de Rio +20. Le RCEN soutient l’organisation de ces consultations nationales en partenariat avec le Forum des parties pour un avenir durable. Pour plus d’information sur les consultations: http://rcen.ca/fr/consultations-nationales-de-la-societe-civile-pour-rio20

Les jeunes reporters participeront à la consultation et vont vidéo-interviewer des participants-clés. Le résultat final sera une vidéo bilingue reflétant la diversité des points de vue canadiens. Pour plus d’informations: http://rcen.ca/fr/participation-publique/consultations-rio20-nous-recherchons-11-jeunes-reporteurs

Un comité de sélection des pairs a été créé et se sont basés sur les critères de sélection suivants pour faire leur choix :

  • Démontrer un intérêt sérieux pour les thèmes de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable 2012;
  • Avoir de l’expérience avec des compétences reconnues et de travail professionnel, constructif et coopératif dans un environnement multilatéral;
  • Être âgé entre 15 et 30 ans;
  • Être membre du RCEN ou du Groupe consultatif jeunesse de la Commission canadienne pour l’UNESCO;
  • Vivre dans la province où l’atelier se tient;
  • Démontrer l’implication dans le processus.
  • Également considéré était l’égalité des sexes et une représentation adéquate des participants anglophones et francophones.


Le comité a choisi les délégués suivants :

Halifax
Olivia Rempel, Ecology Action Centre
Rebecca Sutton, Young Naturalists Club

Fredericton
Jolaine Arseneau, Youth Environmental Action Network/ Réseau Environnementale Action Jeunesse

Québec
Pierrick Dupont, Groupe consultative jeunesse de la Commission canadienne pour l’UNESCO
Chantal Gailloux, GaïaPresse

Montréal
Jessica Magonet, Coalition jeunesse Sierra
Mirco Plante, Groupe consultative jeunesse de la Commission canadienne pour l’UNESCO

Ottawa
Alex Paterson, Coalition jeunesse Sierra
Chris Royle, Groupe consultative jeunesse de la Commission canadienne pour l’UNESCO

Winnipeg
Ryan Simmons, Manitoba Eco-Network

Saskatoon
Heather Landine, Saskatchewan Environmental Society
 
Félicitations! Merci encore à tous qui ont postulé! J’espère que vous resterez impliqué avec le Sommet de la Terre Rio+20. Je vous dirige à l’initiative de Oui Canada- si vous souhaitez participer, c’est une bonne opportunité : www.earthsummit.ca (malheureusement, le site-web est en anglais seulement).

Photo-reportage - Un 1er immeuble résidentiel LEED à Gatineau (1/6) 
Par Chantal Gailloux
Dans le quartier Rapides-Deschênes à Gatineau (secteur Aylmer) a été inauguré le premier immeuble résidentiel certifié LEED le 4 juillet dernier. De fait, la politique municipale de la ville de Gatineau pose plusieurs incitatifs pour verdir le bâti et revaloriser ses quartiers, notamment grâce au dézonage. (GaïaPresse)
—> Ce photo-reportage a été publié sur le site de GaïaPresse le 6 juillet 2011
Ma participation au concours Jeune Correspondant de Radio-Canada À l’édition 2011 du concours Jeune Correspondant à Radio-Canada, j’ai été sélectionnée comme l’une des quatre finalistes parmi plus de 450 candidatures. Voici les réponses que j’ai proposées à la première ronde de sélection. Descendez au bas de la page pour accéder au lien vous permettant de visionner le portrait réalisé par l’équipe de Radio-Canada et diffusé à son téléjournal de 22h le 17 mai 2011. -> Quels sont les pays que vous avez déjà visités? Espagne, Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas, Maroc, États-Unis   -> Répondez à la question suivante en quelque 250 mots. Quel est l’enjeu international qui vous interpelle le plus dans le contexte actuel? Pourquoi? Uranium, pétrole, gaz naturel, éolien, gaz de schiste, méthanisation, solaire thermique ou photovoltaïque, éthanol… Alors que se profilait déjà depuis quelques années un débat énergétique mondial, le voilà désormais mis à l’avant-scène sur le plan international que national. Le récent dépôt du rapport du Bureau des audiences publiques sur l’environnement concernant les gaz de schiste, le projet de loi 79 déposé à l’Assemblée nationale en décembre 2009 et voulant modifier la loi sur les mines et la multiplication des mégaprojets gaziers et hydroélectriques comme à la Romaine et à Old Harry : au Québec, les exemples abondent. Mais cette tendance n’épargne toutefois pas le reste du monde, au contraire. Le débat français sur la question des gaz de schiste en est un exemple; le développement des filières solaire et éolienne comme remèdes à la crise espagnole en est un autre; et les accidents des centrales nucléaires de Fukushima au Japon marqueront l’année 2011. Incontournable est cet enjeu international puisqu’il associe non seulement la politique, mais aussi le développement économique et social. À nous de choisir le type de développement de notre monde. Déciderons-nous d’être solidaires avec les peuples défavorisés du Sud qui seront injustement plus affectés par les changements climatiques qui ont été et continuent d’être exacerbés par notre production? Voulons-nous d’un développement durable? Nous affirmerons-nous comme peuple ou laisserons-nous les acteurs économiques et politiques décider de notre avenir? Cinquante ans après la Révolution tranquille, qui fut canalisée par la nationalisation de l’électricité grâce à la fondation d’Hydro-Québec, quel choix faisons-nous? -> Expliquez en quelque 250 mots pourquoi vous devriez être choisi comme jeune correspondant et en quoi votre parcours personnel confirme votre intérêt pour l’information internationale. Récemment diplômée en journalisme à l’UQAM, j’ai choisi cette voie avec l’objectif d’offrir à chacun une paire de longues-vues sur la réalité du monde (ou du moins, tenter d’en offrir une représentation juste et honnête). Pour ce faire, il est nécessaire, je crois, d’avoir un regard macro du monde, combinant à la fois une vue d’ensemble et une vue périphérique. Vivre ailleurs, dans d’autres régions du monde, s’avère donc primordial et des plus formateur. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il y un an, un mois après avoir terminé mon baccalauréat en journalisme, j’ai décidé de partir en voyage six mois. Ce voyage aura aussi été l’occasion d’une immersion belge presque complète : d’août à novembre, j’ai travaillé aux services web et magazine du quotidien L’Avenir comme journaliste et comme caméraman-monteur. Résidant à Bruxelles, travaillant à Namur et appelée à me déplacer au sein de la Wallonie, de la Région flamande ainsi qu’aux Pays-Bas, j’ai pu intégrer les spécificités culturelles des communautés régionales et mieux comprendre les problèmes politiques du pays tout en faisant quelques parallèles avec notre débat indépendantiste. Je prévois d’ailleurs répéter l’expérience au cours de la maîtrise en environnement que je devrais, en principe, entreprendre à l’automne prochain. Ayant la possibilité de privilégier un cheminement axé sur l’exercice de la profession plutôt que sur la recherche en écrivant un mémoire, je prévois faire l’un des deux stages prévus dans un média spécialisé (en environnement, bien sûr) en Espagne, en Allemagne ou en France. De plus, éventuellement, lorsque j’aurai acquis plus d’expérience, je considère me tourner vers la réalisation de documentaires qui nécessite bien souvent des séjours de tournage à l’étranger. J’aimerais beaucoup vivre l’expérience « Jeune correspondant » afin de goûter à cette expérience hors de l’ordinaire, mais aussi pour me conscientiser aux difficultés du métier sur le terrain. Cette expérience m’interpelle aussi tout particulièrement puisqu’il s’agit d’un apprentissage par mentorat, ce qui s’avère être, en journalisme international, non seulement l’une des techniques d’apprentissage les plus efficaces, mais aussi des plus rares. -> Décrivez brièvement vos connaissances en technique audiovisuelle. J’ai acquis des habiletés en montage audio et vidéo lors de mon baccalauréat en journalisme à l’Université du Québec à Montréal*. J’ai perfectionné ces techniques à Choq.fm, la radio universitaire, et aux services web du quotidien belge L’Avenir, pour lequel j’ai réalisé une vingtaine de capsules vidéo comme journaliste-reporter ou journaliste-caméraman-monteur. Pour en avoir un aperçu, veuillez visiter mon blogue où vous est présenté mon portfolio : chantalgailloux.tumblr.com Logiciels maîtrisés pour le montage vidéo et audio : ProTools, AdobePremiere Pro Cs5, Adobe Audition. J’ai manipulé quelques types de caméra vidéo semi-professionnelle et non-professionnelle et je possède une caméra photo reflex Canon Rebel Xsi ainsi qu’une enregistreuse audio zoom. * Formation : au cours de mon baccalauréat en journalisme à l’UQAM, j’ai suivi trois cours de radio et quatre cours de télévision, en plus d’avoir collaboré pendant trois ans comme animatrice-radio et comme pigiste à Choq.fm. —- -> Pour visionner le portrait sur le site de Radio-Canada : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/international/jeuneCorrespondant2011/finalistes.shtml

Ma participation au concours Jeune Correspondant de Radio-Canada

À l’édition 2011 du concours Jeune Correspondant à Radio-Canada, j’ai été sélectionnée comme l’une des quatre finalistes parmi plus de 450 candidatures. Voici les réponses que j’ai proposées à la première ronde de sélection. Descendez au bas de la page pour accéder au lien vous permettant de visionner le portrait réalisé par l’équipe de Radio-Canada et diffusé à son téléjournal de 22h le 17 mai 2011.


-> Quels sont les pays que vous avez déjà visités?

Espagne, Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas, Maroc, États-Unis

 

-> Répondez à la question suivante en quelque 250 mots. Quel est l’enjeu international qui vous interpelle le plus dans le contexte actuel? Pourquoi?

Uranium, pétrole, gaz naturel, éolien, gaz de schiste, méthanisation, solaire thermique ou photovoltaïque, éthanol… Alors que se profilait déjà depuis quelques années un débat énergétique mondial, le voilà désormais mis à l’avant-scène sur le plan international que national. Le récent dépôt du rapport du Bureau des audiences publiques sur l’environnement concernant les gaz de schiste, le projet de loi 79 déposé à l’Assemblée nationale en décembre 2009 et voulant modifier la loi sur les mines et la multiplication des mégaprojets gaziers et hydroélectriques comme à la Romaine et à Old Harry : au Québec, les exemples abondent. Mais cette tendance n’épargne toutefois pas le reste du monde, au contraire. Le débat français sur la question des gaz de schiste en est un exemple; le développement des filières solaire et éolienne comme remèdes à la crise espagnole en est un autre; et les accidents des centrales nucléaires de Fukushima au Japon marqueront l’année 2011.

Incontournable est cet enjeu international puisqu’il associe non seulement la politique, mais aussi le développement économique et social. À nous de choisir le type de développement de notre monde. Déciderons-nous d’être solidaires avec les peuples défavorisés du Sud qui seront injustement plus affectés par les changements climatiques qui ont été et continuent d’être exacerbés par notre production? Voulons-nous d’un développement durable?

Nous affirmerons-nous comme peuple ou laisserons-nous les acteurs économiques et politiques décider de notre avenir?

Cinquante ans après la Révolution tranquille, qui fut canalisée par la nationalisation de l’électricité grâce à la fondation d’Hydro-Québec, quel choix faisons-nous?


-> Expliquez en quelque 250 mots pourquoi vous devriez être choisi comme jeune correspondant et en quoi votre parcours personnel confirme votre intérêt pour l’information internationale.

Récemment diplômée en journalisme à l’UQAM, j’ai choisi cette voie avec l’objectif d’offrir à chacun une paire de longues-vues sur la réalité du monde (ou du moins, tenter d’en offrir une représentation juste et honnête). Pour ce faire, il est nécessaire, je crois, d’avoir un regard macro du monde, combinant à la fois une vue d’ensemble et une vue périphérique. Vivre ailleurs, dans d’autres régions du monde, s’avère donc primordial et des plus formateur.

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il y un an, un mois après avoir terminé mon baccalauréat en journalisme, j’ai décidé de partir en voyage six mois. Ce voyage aura aussi été l’occasion d’une immersion belge presque complète : d’août à novembre, j’ai travaillé aux services web et magazine du quotidien L’Avenir

comme journaliste et comme caméraman-monteur. Résidant à Bruxelles, travaillant à Namur et appelée à me déplacer au sein de la Wallonie, de la Région flamande ainsi qu’aux Pays-Bas, j’ai pu intégrer les spécificités culturelles des communautés régionales et mieux comprendre les problèmes politiques du pays tout en faisant quelques parallèles avec notre débat indépendantiste.

Je prévois d’ailleurs répéter l’expérience au cours de la maîtrise en environnement que je devrais, en principe, entreprendre à l’automne prochain. Ayant la possibilité de privilégier un cheminement axé sur l’exercice de la profession plutôt que sur la recherche en écrivant un mémoire, je prévois faire l’un des deux stages prévus dans un média spécialisé (en environnement, bien sûr) en Espagne, en Allemagne ou en France.

De plus, éventuellement, lorsque j’aurai acquis plus d’expérience, je considère me tourner vers la réalisation de documentaires qui nécessite bien souvent des séjours de tournage à l’étranger.

J’aimerais beaucoup vivre l’expérience « Jeune correspondant » afin de goûter à cette expérience hors de l’ordinaire, mais aussi pour me conscientiser aux difficultés du métier sur le terrain. Cette expérience m’interpelle aussi tout particulièrement puisqu’il s’agit d’un apprentissage par mentorat, ce qui s’avère être, en journalisme international, non seulement l’une des techniques d’apprentissage les plus efficaces, mais aussi des plus rares.


-> Décrivez brièvement vos connaissances en technique audiovisuelle.

J’ai acquis des habiletés en montage audio et vidéo lors de mon baccalauréat en journalisme à l’Université du Québec à Montréal*. J’ai perfectionné ces techniques à Choq.fm, la radio universitaire, et aux services web du quotidien belge L’Avenir, pour lequel j’ai réalisé une vingtaine de capsules vidéo comme journaliste-reporter ou journaliste-caméraman-monteur.

Pour en avoir un aperçu, veuillez visiter mon blogue où vous est présenté mon portfolio : chantalgailloux.tumblr.com

Logiciels maîtrisés pour le montage vidéo et audio : ProTools, AdobePremiere Pro Cs5, Adobe Audition.

J’ai manipulé quelques types de caméra vidéo semi-professionnelle et non-professionnelle et je possède une caméra photo reflex Canon Rebel Xsi ainsi qu’une enregistreuse audio zoom.

* Formation : au cours de mon baccalauréat en journalisme à l’UQAM, j’ai suivi trois cours de radio et quatre cours de télévision, en plus d’avoir collaboré pendant trois ans comme animatrice-radio et comme pigiste à Choq.fm.

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-> Pour visionner le portrait sur le site de Radio-Canada :
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/international/jeuneCorrespondant2011/finalistes.shtml

Photo-reportage . Un centre de recherche nordique certifié LEED à Churchill Aux abords de la Baie d’Hudson, au-dessus du 58e parallèle Nord, le  Centre d’études nordiques de Churchill (CNSC), maintenant rénové, a  déjoué les obstacles de la certification LEED : vaste de 27 000 pieds  carré, il s’agit de l’un des rares bâtiments LEED à être situé à une  latitude aussi nordique. Suivez GaïaPresse dans la visite du CNSC lors  de son inauguration le 24 août 2011. -> Visionnez la totalité du photo-reportage sur l’inauguration du CNSC sur le site de GaïaPresse.ca . (Diffusé le 6 octobre 2011)
La journaliste-webmestre de GaïaPresse, Chantal Gailloux, est retenue parmi les 4 finalistes du concours Jeunes Correspondants à Radio-Canada! Au téléjournal de 22h à Radio-Canada, le 12 mai 2011, ont été dévoilés les quatre finalistes du concours Jeunes Correspondants à Radi0-Canada, quatre jeunes femmes de 19 à 23 ans. Chantal Gailloux, journaliste et webmestre à GaïaPresse est l’une d’elle. Chaque jour, du lundi 16 mai au jeudi 19 mai, le TJ de 22 h diffusera un portrait télé d’une minute de l’une des quatre finalistes. Visionnez ici les portraits La gagnante, choisie par le chef des nouvelles du TJ, l’affectateur international et le réalisateur d’Une Heure sur Terre, sera annoncée le mardi 24 mai, à 22hrs. Elle aura la chance de partir à l’étranger pour assister un correspondant dans la production d’un reportage. Nous lui souhaitons bonne chance!

La journaliste-webmestre de GaïaPresse, Chantal Gailloux, est retenue parmi les 4 finalistes du concours Jeunes Correspondants à Radio-Canada!

Au téléjournal de 22h à Radio-Canada, le 12 mai 2011, ont été dévoilés les quatre finalistes du concours Jeunes Correspondants à Radi0-Canada, quatre jeunes femmes de 19 à 23 ans. Chantal Gailloux, journaliste et webmestre à GaïaPresse est l’une d’elle.

Chaque jour, du lundi 16 mai au jeudi 19 mai, le TJ de 22 h diffusera un portrait télé d’une minute de l’une des quatre finalistes.

Visionnez ici les portraits

La gagnante, choisie par le chef des nouvelles du TJ, l’affectateur international et le réalisateur d’Une Heure sur Terre, sera annoncée le mardi 24 mai, à 22hrs.

Elle aura la chance de partir à l’étranger pour assister un correspondant dans la production d’un reportage.

Nous lui souhaitons bonne chance!


tumblrbot a dit: WHERE WOULD YOU MOST LIKE TO VISIT ON YOUR PLANET? En Espagne! Non seulement pour le soleil, les oliviers et les tapas, mais surtout pour voir transitionner leur économie de marché affectée par la crise économique de 2010 vers une économie verte.

tumblrbot a dit: WHERE WOULD YOU MOST LIKE TO VISIT ON YOUR PLANET?

En Espagne!

Non seulement pour le soleil, les oliviers et les tapas, mais surtout pour voir transitionner leur économie de marché affectée par la crise économique de 2010 vers une économie verte.