Ma participation au concours Jeune Correspondant de Radio-Canada
À l’édition 2011 du concours Jeune Correspondant à Radio-Canada, j’ai été sélectionnée comme l’une des quatre finalistes parmi plus de 450 candidatures. Voici les réponses que j’ai proposées à la première ronde de sélection. Descendez au bas de la page pour accéder au lien vous permettant de visionner le portrait réalisé par l’équipe de Radio-Canada et diffusé à son téléjournal de 22h le 17 mai 2011.
-> Quels sont les pays que vous avez déjà visités?
Espagne, Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas, Maroc, États-Unis
-> Répondez à la question suivante en quelque 250 mots. Quel est l’enjeu international qui vous interpelle le plus dans le contexte actuel? Pourquoi?
Uranium, pétrole, gaz naturel, éolien, gaz de schiste, méthanisation, solaire thermique ou photovoltaïque, éthanol… Alors que se profilait déjà depuis quelques années un débat énergétique mondial, le voilà désormais mis à l’avant-scène sur le plan international que national. Le récent dépôt du rapport du Bureau des audiences publiques sur l’environnement concernant les gaz de schiste, le projet de loi 79 déposé à l’Assemblée nationale en décembre 2009 et voulant modifier la loi sur les mines et la multiplication des mégaprojets gaziers et hydroélectriques comme à la Romaine et à Old Harry : au Québec, les exemples abondent. Mais cette tendance n’épargne toutefois pas le reste du monde, au contraire. Le débat français sur la question des gaz de schiste en est un exemple; le développement des filières solaire et éolienne comme remèdes à la crise espagnole en est un autre; et les accidents des centrales nucléaires de Fukushima au Japon marqueront l’année 2011.
Incontournable est cet enjeu international puisqu’il associe non seulement la politique, mais aussi le développement économique et social. À nous de choisir le type de développement de notre monde. Déciderons-nous d’être solidaires avec les peuples défavorisés du Sud qui seront injustement plus affectés par les changements climatiques qui ont été et continuent d’être exacerbés par notre production? Voulons-nous d’un développement durable?
Nous affirmerons-nous comme peuple ou laisserons-nous les acteurs économiques et politiques décider de notre avenir?
Cinquante ans après la Révolution tranquille, qui fut canalisée par la nationalisation de l’électricité grâce à la fondation d’Hydro-Québec, quel choix faisons-nous?
-> Expliquez en quelque 250 mots pourquoi vous devriez être choisi comme jeune correspondant et en quoi votre parcours personnel confirme votre intérêt pour l’information internationale.
Récemment diplômée en journalisme à l’UQAM, j’ai choisi cette voie avec l’objectif d’offrir à chacun une paire de longues-vues sur la réalité du monde (ou du moins, tenter d’en offrir une représentation juste et honnête). Pour ce faire, il est nécessaire, je crois, d’avoir un regard macro du monde, combinant à la fois une vue d’ensemble et une vue périphérique. Vivre ailleurs, dans d’autres régions du monde, s’avère donc primordial et des plus formateur.
C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il y un an, un mois après avoir terminé mon baccalauréat en journalisme, j’ai décidé de partir en voyage six mois. Ce voyage aura aussi été l’occasion d’une immersion belge presque complète : d’août à novembre, j’ai travaillé aux services web et magazine du quotidien L’Avenir
comme journaliste et comme caméraman-monteur. Résidant à Bruxelles, travaillant à Namur et appelée à me déplacer au sein de la Wallonie, de la Région flamande ainsi qu’aux Pays-Bas, j’ai pu intégrer les spécificités culturelles des communautés régionales et mieux comprendre les problèmes politiques du pays tout en faisant quelques parallèles avec notre débat indépendantiste.
Je prévois d’ailleurs répéter l’expérience au cours de la maîtrise en environnement que je devrais, en principe, entreprendre à l’automne prochain. Ayant la possibilité de privilégier un cheminement axé sur l’exercice de la profession plutôt que sur la recherche en écrivant un mémoire, je prévois faire l’un des deux stages prévus dans un média spécialisé (en environnement, bien sûr) en Espagne, en Allemagne ou en France.
De plus, éventuellement, lorsque j’aurai acquis plus d’expérience, je considère me tourner vers la réalisation de documentaires qui nécessite bien souvent des séjours de tournage à l’étranger.
J’aimerais beaucoup vivre l’expérience « Jeune correspondant » afin de goûter à cette expérience hors de l’ordinaire, mais aussi pour me conscientiser aux difficultés du métier sur le terrain. Cette expérience m’interpelle aussi tout particulièrement puisqu’il s’agit d’un apprentissage par mentorat, ce qui s’avère être, en journalisme international, non seulement l’une des techniques d’apprentissage les plus efficaces, mais aussi des plus rares.
-> Décrivez brièvement vos connaissances en technique audiovisuelle.
J’ai acquis des habiletés en montage audio et vidéo lors de mon baccalauréat en journalisme à l’Université du Québec à Montréal*. J’ai perfectionné ces techniques à Choq.fm, la radio universitaire, et aux services web du quotidien belge L’Avenir, pour lequel j’ai réalisé une vingtaine de capsules vidéo comme journaliste-reporter ou journaliste-caméraman-monteur.
Pour en avoir un aperçu, veuillez visiter mon blogue où vous est présenté mon portfolio : chantalgailloux.tumblr.com
Logiciels maîtrisés pour le montage vidéo et audio : ProTools, AdobePremiere Pro Cs5, Adobe Audition.
J’ai manipulé quelques types de caméra vidéo semi-professionnelle et non-professionnelle et je possède une caméra photo reflex Canon Rebel Xsi ainsi qu’une enregistreuse audio zoom.
* Formation : au cours de mon baccalauréat en journalisme à l’UQAM, j’ai suivi trois cours de radio et quatre cours de télévision, en plus d’avoir collaboré pendant trois ans comme animatrice-radio et comme pigiste à Choq.fm.
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-> Pour visionner le portrait sur le site de Radio-Canada :
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/international/jeuneCorrespondant2011/finalistes.shtml